Coopération – Le sport : une passerelle entre les peuples

Depuis plusieurs années, la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail) développe un partenariat de coopération sportive avec la Palestine.

© Julien Ernst

Ce projet utilise le sport comme un outil d’éducation, d’inclusion et de développement social. Il vise à rendre les activités sportives accessibles à toutes et tous, en particulier aux jeunes, aux femmes, aux personnes en situation de handicap et aux habitants des camps de réfugiés.

Le programme s’appuie sur trois axes principaux : l’amélioration de l’enseignement de l’éducation physique dans les écoles palestiniennes, le soutien aux politiques sportives locales grâce à des échanges entre collectivités françaises et palestiniennes, ainsi que la formation d’animateurs sportifs capables de développer des activités au sein des associations et des communautés.

Au-delà de la pratique sportive, ce projet favorise la rencontre, la citoyenneté, l’égalité et le vivre-ensemble. Dans un contexte marqué par de nombreuses difficultés, il contribue à offrir aux jeunes et aux familles des espaces d’expression, d’apprentissage et de solidarité. Le sport devient ainsi un levier d’émancipation et de cohésion sociale.

VILLE ACTIVE ET SPORTIVE

La semaine dernière, un groupe d’éducateurs palestiniens venus de différentes régions a fait une halte à Stains dans le cadre d’un séminaire sportif auquel participe la ville en partenariat avec la FSGT.

Par ailleurs, depuis vendredi 5 juin et durant une dizaine de jours, huit Palestiniens du camp d’Al Amari, avec lequel la commune est jumelée, sont accueillis à la Maison de l’amitié pour un séjour à Stains. Tout au long de celui-ci, ils sont amenés à rencontrer les Stanois, notamment à travers des échanges organisés avec le Collectif solidarité Palestine de Stains.

« Ils sont présents dans le cadre d’un projet autour du développement des pratiques sportives et de la formation d’animateurs sportifs, en partenariat avec la FSGT et le camp d’Al Amari. L’objectif est de permettre à ces animateurs de mettre en place, de manière pérenne, des animations sportives régulières et inclusives à destination des enfants, des jeunes et des femmes du camp. La pratique sportive est un besoin essentiel dans un contexte d’occupation militaire, et plus encore dans un camp de réfugiés », indique le service Coopération de la ville.

RENCONTRE FRATERNELLE

Pendant leur séjour, ils suivent des formations encadrées par des formateurs de la FSGT et sont en immersion auprès des éducateurs sportifs municipaux. L’objectif est qu’ils soient formés au « sport pour toutes et tous», selon la pédagogie de la FSGT, qu’ils puissent échanger sur leurs pratiques avec les éducateurs sportifs de la ville et contribuer à faire vivre le jumelage à travers des rencontres avec la population stanoise.

Ils ont également participé à plusieurs activités culturelles, parmi lesquelles le concert de l’Orchestre Divertimento et la projection du film Alice au pays des colons à l’Espace Paul-Éluard.

• R.H.

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