Rue Victor-Hugo – Le squat est terminé

Mardi 28 janvier, la maison squattée depuis juillet rue Victor-Hugo a pu être évacuée et rendue à ses propriétaires, mais a surtout permis au quartier de retrouver une certaine tranquillité.

Les services municipaux et l’équipe municipale, qui ont été actifs, s’en réjouissent pour les propriétaires et les riverains.

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Rue Victor-Hugo, le calme est revenu et le paysage transformé depuis l’évacuation de 150 à 200 personnes, selon la police, qui squattaient la maison située au n°23. Cette grande demeure était vide depuis le décès de sa propriétaire en 2023.

« En juillet, les voisins nous ont alerté que des squatteurs s’installaient », explique la police municipale. En mairie, on ajoute que « les propriétaires ont été immédiatement prévenus. C’est un bien privé, c’est à eux de porter plainte et de saisir le préfet pour demander le concours de la force publique. Ce qu’ils ont fait. Ensuite, nous avons appuyé cette demande en relatant les conséquences sur les espaces publics et sur le quotidien des riverains en écrivant mails et courriers très régulièrement ».

Voilà une des seules marges de manœuvre de la mairie dans ce cas-là pour soutenir les propriétaires et riverains. Néanmoins, le service hygiène et sécurité s’est déplacé, le service juridique était en alerte sur chaque procédure, le service prévention a accompagné les riverains sur divers problématiques et le maire s’est déplacé sur le site.

Quant à la police municipale elle raconte que « les équipes de la Police nationale et les nôtres y passions très régulièrement et aussitôt qu’un riverain ou autre nous sollicitait. Par exemple, Plaine commune rencontrait des difficultés pour récolter les bacs d’ordures à cause de présence de boue.

Nous y sommes aller pour leur demander de nettoyer et ramasser, ce qu’ils ont fait devant nous. Nous leur avons notifié également les arrêtés, fait des veilles pour éviter qu’ils se déplacent dans une autre maison. »

En effet, comme le maire l’a confié au Parisien : Nous savons que c’est une organisation mafieuse qui s’introduit dans les maisons et loue ensuite à des familles roms ». Ainsi, en mairie, on alerte sur la nécessité de bien sécuriser les maisons vides comme dans de nombreux endroits en France.

À Stains, nous remplissons nos obligations de scolarisation des enfants par exemple de ces populations fragiles mais les campements illicites et squats sont un problème, » ajoute le maire. Sept mois pour faire évacuer un site est peu dans la réalité juridique et judiciaire des faits. Lorsqu’il y a un seul propriétaire, la procédure est en effet plus simple.

Contrairement au camp des Batêtes, qui en compte plus d’une dizaine, pour lequel les procédures sont en cours depuis des années. Rue du Moutier, la ville redouble d’efforts pour contenir la situation : passages de collecte de déchets démultipliés, signature d’un arrêté pour interdire le stationnement, et d’autres actions comme celle de la semaine dernière avec l’association 30 millions d’amis.

« Nous faisions une opération fourrière rue du Moutier, explique la cheffe d’équipe de la police municipale, quand nous avons entendu un chien hurler. Nous nous sommes approchés et avons constaté qu’il n’avait pas d’abri, vivait dans la boue et n’avait aucune gamelle. Nous sommes repassés quatre fois et fait un signalement au commissariat. Le parquet a rendu son avis et nous avons pu sauver deux chiens. »

Une procédure est également en cours pour retirer la parcelle de jardin que la personne sous-loue.

• C.S

Pour le 23, rue Victor-Hugo, la fin de la procédure, déclenchée en juillet

• Un arrêté préfectoral portant mise en demeure de quitter les lieux pris sur le fondement de l’article 38 de la loi dite Dalo a été rendu le 16 octobre 2024.
• L’arrété a été notifié le 24 octobre de la même année aux occupants.
• Ces derniers ont introduit un référé-suspension le 28 octobre 2024, lequel suspendait l’exécution de l’arrêté.
• Il a fait l’objet d’un rejet du tribunal administratif de Montreuil le 18 décembre 2024.
• L’opération d’évacuation a eu lieu le 28 janvier.

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