Santé environnementale – Le niveau d’exposition aux ondes largement dans les clous

Une étude commandée par la ville de Stains montre que l’exposition aux champs électromagnétiques dans les rues est bien en-dessous de la réglementation française et européenne. Les niveaux relevés en décembre 2024 varient selon les zones de la ville.

© Dragan Lekic

Plantées sur les toits des bâtiments, les antennes-relais et les ondes électromagnétiques qu’elles émettent charrient souvent leurs lots d’inquiétudes. Les études scientifiques n’ont pas mis en évidence avec certitude un impact des ondes émises par les installations ou les appareils radioélectriques sur la santé, mais l’exposition à des champs électromagnétiques est tout de même encadrée.

Pour faire le point sur le niveau d’exposition dans la ville, la mairie de Stains a demandé une étude cartographique que Staisn actu s’est procurée. La société Exem a mesuré que le niveau d’exposition moyen dans les rues est de 1,32 V/m.

(volt par mètre), un résultat en dessous du niveau minimum de la réglementation française (situé à 6 V/m), elle-même plus restrictive que les normes européennes (28 V /m). Ces limites visent à protéger les personnes et l’environnement face aux champs électromagnétiques.

Si aucun impact sur la santé n’a été démontré pour l’instant, des travaux sont toujours en cours pour évaluer les effets néfastes des ondes sur la fertilité ou encore le fonctionnement cérébral, en cas d’exposition plus forte.

DES MESURES DANS TOUTES LES RUES

Pour cartographier le niveau d’exposition, la société Exem a effectué un parcours en vélo à travers toutes les rues accessibles, mesurant les ondes d’une certaine fréquence (entre 250 KHz et 6 GHz), toutes les 360 ms (millisecondes).

Cette étude permet de mettre en évidence des points d’attention où les taux sont plus élevés que le moyenne, mais aussi de visualiser des zones où la couverture de réseau peut faire défaut. Ainsi, 65 % des mesures ont identifié des taux inférieurs à la moyenne nationale.

Les abords de la place Marcel-Pointet, de la rue Carnot ou de la rue Jean-Durand sont particulièrement peu exposés avec une exposition en dessous à 1 V/m. Quant à la rue Paul-Verlaine et la rue Jean-Pierre-Timbaud, les mesures y sont plus élevées, avec quelques mesures au-dessus de 4V /m.

La mairie va demander des relevés complémentaires sur ces zones identifiées. Quant aux nouvelles antennes relais, la municipalité peut demander des études complémentaires à un opérateur qui souhaite en installer mais ne peut pas l’interdire.

De leur côté, les particuliers peuvent demander une mesure, dans leur logement ou sur un site public, auprès de l’Agence nationale des fréquences. Cette démarche est gratuite et permet de connaître l’exposition en intérieur.

• J.B

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